12. avril 2026

La bienveillance ne consiste pas à tout accepter. Elle permet de se positionner autrement.

Bien que le terme de bienveillance soit régulièrement associé au concept de « l'enfant roi » ou à une absence de repères, l'approche de la Communication NonViolente propose une lecture différente.

La bienveillance ne signifie pas « tout accepter ».

Elle définit surtout la manière de se positionner dans la relation.

Le processus développé par Marshall Rosenberg s'articule autour de :

  • Exprimer ce qui est important pour soi.
  • Écouter ce qui est important pour l’autre.
  • Chercher des solutions qui prennent en compte chaque individu

👉 Dans cette approche, les repères sont clairs. Ils ne reposent pas sur la contrainte ou la force, mais sur la qualité de la relation et sur la clarté des besoins de chacun.

Un chemin exigeant, loin de la facilité

Adopter cette posture demande en réalité beaucoup plus de ressources qu'il n'y paraît. La bienveillance n’est pas une solution de facilité, mais un chemin de conscience qui repose sur plusieurs piliers :

  1. L’autorégulation : Accueillir le vécu d'un enfant demande de rester présent à ses propres émotions. Lorsque la fatigue, l’agacement ou la tension apparaissent, l'écoute demande une réelle disponibilité intérieure.
  2. La déconstruction des modèles : S'éloigner des schémas basés sur le rapport de force demande une vigilance constante pour ne pas basculer vers des réactions automatiques (crier, menacer, juger).
  3. La gestion du temps : Si le rapport de force semble parfois plus rapide, la recherche de solutions mutuelles demande de la présence et de la patience, ce que le quotidien rend parfois complexe.

La bienveillance envers soi-même

Pour que cette démarche reste vivable, l’attention portée à ses propres besoins est essentielle. Il devient difficile d’être à l’écoute de l’autre sans prendre en compte son propre état intérieur. L’énergie n’est pas infinie ; reconnaître ses propres limites humaines rend la démarche durable.

De la contrainte à la coopération

Dans un rapport de force, les réactions d'un enfant (conformisme par peur ou opposition) sont souvent des tentatives d'adaptation à un cadre difficile à vivre.

À l’inverse, une personne qui se sent réellement entendue accède souvent à :

  • Plus de calme.
  • Plus d’ouverture.
  • Davantage de possibilités pour chercher ensemble une issue satisfaisante.

👉La coopération ne naît pas de la contrainte. Elle émerge lorsque chacun est envoyé pris en compte.

La bienveillance ne consiste pas à renoncer à son cadre. Elle invite à se positionner avec clarté, en prenant soin de la relation, de l'autre et de soi-même.

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Stéphanie PENDROUS©Droits d'auteur. Tous droits réservés.

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